Je n'ai pas pu assister aux deux derniers symposiums mondiaux d'Urban Sketchers, alors celui-ci, le septième, qui avait lieu à Manchester, c'est-à-dire à une petite heure et demie de vol de Paris, je n'allais pas le rater; parce que Paraty (Brésil) et Singapour m'avaient paru bien trop loin pour seulement trois jours de dessin.  Pourtant, quand on a appris que notre grand messe annuelle allait se passer en Angleterre, j'avoue, on a réfréné notre joie un tantinet.  Question climat, on pouvait rêver mieux.  Ne parlons pas de la gastronomie.  Et puis Manchester, confessons-le aussi, ça ne fait pas tellement rêver.

Evidemment, j'avais tort.  C'est une ville pleine de surprises et de ressources.  L'ancien y côtoie l'ultramoderne, et ces contrastes sont plus que croquigéniques. Et il n'a pas plu tant que ça, même si nous avons gardé nos vestes la plupart du temps.  En prime, les restaurants exotiques abondent, ce qui dispense de se nourrir exclusivement de Fish and Chips saturés de gras.  Et les tenues des autochtones sont à la hauteur de la réputation d'extravagance de la douce Albion.  De toute façon, même si la rencontre avait eu lieu en Sibérie, je crois que les cinq cents sketchers qui avaient fait le voyage auraient trouvé des raisons de se réjouir, tant la compagnie de nos pairs est agréable et stimulante.

Mais trêve de bavardage, voici quelques dessins pour commencer la visite...

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Tout d'abord, un incontournable : le pub anglais par excellence.  On en trouve plein dans toutes les rues de la ville, délicieusement surannés, tout pimpants entre deux buildings en matériaux brillants aux couleurs froides.  Nous avons été nombreux à céder aux sirènes de ces fleurons de l'Angleterre de carte postale.  Alors pour casser un peu l'image d'Epinal, j'ai rajouté le mobilier urbain.

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Le groupe français s'était doté d'un QG en terre britannique; c'était le Sinclair's Oyster bar, au nom mystérieux, démonté jadis pierre par pierre pour être déplacé lors de grands travaux proches de la cathédrale.  La pluie a interrompu mon travail de fourmi archiviste et je n'ai pas trouvé l'occasion d'aller terminer mon panoramique lors d'une troisième et dernière séance.  Tant pis, il y avait bien d'autres chats à fouetter.

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Dans toutes les rencontres USk, il y a Martine.  C'est un peu la mémoire vivante du mouvement en France, la croqueuse qui a certainement assisté au plus grand nombre d'événements, avec Gerard de Lièges.  Une figure incontournable, donc, que nous aimons placer régulièrement dans nos carnets.

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Quant à Stan, le tyrannosaure du Musée de Manchester, c'est une star lui aussi, dans son genre.  Il n'a pas traversé les millénaires pour rien : le Symposium a été une sorte d'heure de gloire posthume très, très tardive, mais franchement, je parie qu'il aurait trouvé que ça valait le coup de faire de vieux os !