Les secrets de l'Atelier de la Timbale

15 août 2019

Dans le port d'Amsterdam, y'a des sketcheurs qui sketchent...

Pour la 10ème fois dans son histoire, le mouvement de dessinateurs de rue Urban Sketchers organisait un symposium mondial de croquis urbain.  Et pour la 2ème fois d'affilée, ça se tenait en Europe.  Donc, après un voyage à Porto l'an dernier, je suis allée retrouver la bonne ambiance des carnettistes à Amsterdam.  En général, ces réunions géantes réunissent le gratin de notre étrange petite activité, parce qu'il faut être vraiment motivé pour venir croquer depuis les Etats-Unis ou l'Asie.  Ce ne sont pas les dessinateurs du dimanche qui font le déplacement, d'où l'étonnant niveau des carnets feuilletés sur place.

La délégation française était forcément assez nombreuse, étant donnée la proximité de la rencontre.  Nous avons retrouvé nos amis luxembourgeois, belges, allemands et espagnols, habitués à se voir lors de ces symposiums mais aussi des rassemblements nationaux européens.  Autant d'occasions de croiser nos regards sur des lieux communs.

Voici ma moisson, collectée dans un carnet accordéon fabriqué par Ludivine Alligier, de Lyon, qui offre des objets à la finition impeccable dans lesquels il fait bon dessiner.

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Et pour le verso :

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Plus de 500 sketchers avaient acheté les coûteux billets pour bénéficier de 3 ateliers donnés par des dessinateurs reconnus.  Les bénévoles et le staff représentaient apparemment une centaine de personnes.  Et on a parlé de 1400 ou 1500 dessinateurs en tout, réunis pour partager leur passion dévorante.  Une activité qui a le vent en poupe, donc, même si la taille déraisonnable de ces rassemblements leur donne dorénavant une tournure bien moins conviviale ou intimiste.

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27 juin 2019

Bric à brac

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Les hangars sous lesquels les agriculteurs accumulent pendant des années leur matériel et leurs reliquats peuvent être une mine de sujets.  Ils n'ont l'air de rien, comme ça, mais une fois couchés sur le papier ils laissent apparaître toute leur poésie.  Ces objets abandonnés, en attente d'une prochaine utilisation ou d'une mise au rebut, semblent nous interroger en silence...

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Derrière chacun d'eux, il y a un cerveau qui a eu une idée ingénieuse, et une main l'habileté pour lui donner forme.  En somme, ça fait écho à l'activité de l'artiste qui pose ses yeux sur eux.  C'est un dialogue fertile.

 

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Dessiner ces jolis bazars fait se sentir plus proche de notre côté créatif.  Et ça, ça ne peut pas faire de mal...

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08 décembre 2018

A la faveur de l'automne

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Une fois de temps en temps, on bénéficie d'un automne tout doré, avec une  lumière spectaculaire sur des feuillages jaunes.  C'était le cas cette année, et la scketcheuse en moi n'a pas résisté à quelques petites sorties opportunistes à la lisière des bois.

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J'ai procédé méthodiquement, écumant les rues de mon village et repérant les spécimens feuillus les plus tape-à-l'oeil. J'avais l'embarras du choix.  Pour une fois, les sujets architecturaux étaient remisés au placard et la nature occupait toutes mes pensées graphiques.

 

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Au final, je me suis retrouvée en plein coeur d'une évidente phase jaune... mes godets, d'habitude modérément sollicités, ont fondu comme neige au soleil.  Comme si j'ouvrais en grand une fenêtre jusque là protégée par d'épais rideaux, pour laisser la lumière entrer à flots.   C'est Garcia Marquez qui l'a dit : "la luz es como el agua" et c'était la crue !

 

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Et puis la grisaille s'est abattue sur les paysages de l'Yonne.  Mais je ne pouvais pas en rester là... la mécanique était lancée, il fallait aller au bout de mon geste.  J'ai mis les aquarelles de côté, pour d'autres types de travaux, et ressorti des petits flacons d'encre qui n'avaient pas été ouverts depuis des années.  Du coup, les motifs automnaux se sont parés de nuances nouvelles.

 

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Et j'en suis à me détourner du travail avec modèle pour laisser libre cours à de petites expérimentations jubilatoires, en forme d'incendies qui se répandent à la vitesse du pinceau...

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27 juillet 2018

9ème Symposium mondial d'Urban Sketching à Porto

Avec 800 inscrits et probablement 1200 dessinateurs des rues en tout, ce symposium d'USk avait tout d'un événement majeur.  Pas un coin de rue, même reculé, sans son croqueur posé sur son pliant.  Une grande fête graphique permanente, dans une ville qui a tout de la pochette surprise de rêve pour les gens de notre espèce !  Il faut dire que les organisateurs avaient mis le paquet : un lieu de rencontre aux petits oignons, truffé de stands comme on les aime pleins de matériel haut de gamme, des parcours sensationnels, des rendez-vous festifs dans des lieux choisis, des goodies, des badges, des banderolles, du porto... Noël avant l'heure !

Bref, un événement si vaste que nous nous sommes un peu pelotonnés entre français parfois, sans pour autant négliger les rencontres internationales, sel de ce genre d'événement.  Surtout, nous avons croqué, recroqué et croqué encore, insatiables que nous sommes.  Voilà une partie de la moisson officielle...

Près du campanile de Clérigos et de la librairie Lello, une place plantée d'oliviers... au-dessus des boutiques !

Sur le quai Ribeira puis dans les escaliers montant vers la cathédrale

Sur l'autre rive, du côté des chais

Place Batalhia, au milieu de devantures impressionnantes

Echantillonnage des petites ruelles du quartier ancien

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16 mai 2018

Un carnet en papier gaufré

On l'attendait depuis des mois, elle est enfin arrivée : la rencontre USk de Liège, organisée par Gérard Michel, ses acolytes habituels (Fabien Denoël, Chris Wouters, Antoine Michel et Corinne Raes) et la Société libre d'émulation de Liège.  La précédente édition remontait à 4 ans déjà (j'ai peine à le croire) et cette fois, j'étais sur la liste des invités officiels, chargés de remplir un carnet en accordéon de 3 mètres linéaires sur 3 jours.  Nous étions une bonne douzaine à nous atteler à la tâche, vite entourés par des dizaines et des dizaines de sketchers venus de partout pour croquer la ville de concert.  Plus les étudiants de l'académie Saint-Luc et des liégeois attirés par la lumière et ayant poussé la porte par hasard. Au final, une foule assez impressionnante, à la grande joie et légère angoisse des organisateurs, et l'occasion de retrouver plein d'amis, mais aussi de rencontrer des gens dont jusque là je ne connaissais que les dessins.

 

Valérie de Châlon, Sophie de Clermont, moi, Astrid du Gard et Cath du Lot

Une grosse colonie de vacances graphique, qui nous a vus arpenter les rues de la ville en solo ou en grappes et rapporter de quoi remplir à ras bords une salle immense, à l'heure des bilans du soir.  Une moisson incroyablement riche en styles variés. Je ne poste pas l'intégralité des 4 mètres de dessins commis en trois jours, puisqu'ils trouveront leur place dans un livre commémorant l'événement. Par contre, je peux montrer un petit échantillon : ce sketch piraté le dimanche matin, après la clôture de la rencontre, au palais des Princes-Evêques, en compagnie des derniers fêtards, soumis aux caprices de la pluie, heureusement postérieurs à la chasse aux croquis officielle.  

 

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Pour le reste, à part quand nous consignions soigneusement l'architecture de la ville, nous nous sommes livrés à nos traditionnelles petites manies d'épinglage de tête, au cours de ce que nous appelons vilainement des drink and draw.  Appellation mensongère, en réalité, car, parfois, nous mangeons...

 

Vincent des Pyrénées, Marti de Barcelone et Arnaud du Luxembourg

Le retour à la dure réalité amène à lorgner du côté de la fin du mois et la prochaine expédition, à Aix-en-Provence.  Une autre grosse fête du dessin, avec une autre équipe, mais beaucoup de têtes en commun, quand même.

 

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09 mars 2018

Retour aux affaires !

Le sketching avait éclipsé la pratique de l'aquarelle depuis quelques années, mais j'ai toujours dit que j'y reviendrais un jour.  Des vacances pluvieuses et froides ont donc été l'occasion de me livrer à quelques exercices d'échauffement, ou de réchauffement, voir de réchauffage, dans le cas présent, et j'ai profité de la découverte d'un film très inspirant dont la photographie était très largement inspirée de celles de Saul Leiter pour reprendre ma pratique du portrait aquarellé.  Il s'agissait de Carol, de Todd Haynes, un petit bijou.  Autant dire que j'ai tâtonné pas mal, mais la répétition des mêmes physionomies m'a malgré tout permis de procéder à quelques essais parfois intrépides.

 

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Dette première approche visait à travailler les différences d'exposition entre les deux personnages, histoire de suggérer le cheminement intérieur de celui de droite, intrigué par l'opacité du personnage de gauche.  Il a fallu que je complète la scène avec des détails architecturaux, comme pour faire une transition en douceur avec le sketching.  Et comme je lisais en même temps l'excellent livre de Patricia Highsmith dont le film est tiré, Les eaux dérobées, j'ai trouvé une citation qui s'adaptait à merveille à mon propos.

 

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Le contrejour du premier dessin appelait évidemment une expérimentation plus poussée et moins sombre.  Ce plan tourné à l'intérieur de l'habitacle d'une voiture allait me fournir un contraste assez dramatique pour motiver un traitement bien plus subtil que le premier.  Je me débattais dans le même temps avec une série de nouveaux pigments achetés au fil des années et venus garnir une nouvelle boîte d'aquarelles.  Pourquoi faire simple quand on peut se compliquer la vie à dess(e)in ?

 

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Le défi des courbes assez radicales des pommettes de l'actrice Rooney Mara a motivé les tentatives suivantes, dont celle ci-dessus, tirée d'une photo du tournage prise dans l'éclairage rougeâtre d'une chambre de développement.  Je n'étais pas encore satisfaite du rendu, un peu laborieux, donc je suis passée à l'exercice suivant, dans une gamme de tons plus froide, puis au suivant, dans lequel est entré un magenta si couvrant que la Nasa devrait l'utiliser comme isolant pour la navette spatiale.  J'ai bien cru rendre les armes devant son entêtement à phagocyter les autres couleurs, mais c'est mal évaluer l'influence des gênes franc-comtois dans ma composition. Je n'ai pas lâché avant que ce portrait ne retrouve une teinte un peu plausible, bien que relativement criarde.  Il revient de loin.

 

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Au passage, je me suis prise au jeu de la déclinaison d'un seul visage, que l'on finit par connaître dans ses moindres recoins.  Finalement, ça éclaire un peu sur ce que vivaient les peintres avec leur muse attitrée.  C'est l'occasion d'une variation infinie sur un thème unique, qui amène finalement à passer de plus en plus de temps à soigner les détails, comme par exemple cet oeil sur lequel j'ai traîné bien plus que de raison, jusqu'à obtenir un contraste suffisamment éloquent.

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Après autant de pigments sur une aussi petite surface, mais aussi l'accident fatal à mon papier fragile, j'ai éprouvé le besoin d'épurer l'ensemble et de m'en tenir à deux couleurs seulement, en lavis légers.

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Pour conclure cette série (non exhaustive), j'ai voulu finir sur un portrait sans effets, dans une gamme bien plus naturelle, afin de voir ce que j'avais appris au cours de ces deux semaines d'expérimentations fébriles.  Eh bien, je dirais en tout cas une certaine aisance dans le geste, que j'avais perdue au cours de ces 4 années de dessin à la plume et d'aquarellage utilitaire plutôt qu'artistique.  Le plaisir de partir sur des pistes inédites aussi, quand dans mes carnets je vais à l'essentiel par le plus court chemin en raison des contraintes de temps qui me sont souvent imposées. 

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En résumé, je remercie Todd Haynes pour sa subtilité si féconde.

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23 juin 2017

Sketcher la Bretagne

Depuis 2013, je n'ai manqué qu'une rencontre annuelle d'USk France, celle de Bordeaux.  A cause du boulot.  Cette fois, je m'étais organisée très en amont et j'ai donc pu répondre présente à l'appel des organisateurs lorientais : Sylvie Bargain, Dominique Richard et Gérard Darris.  Evidemment, ça n'est pas la porte à côté;  ça n'est pas non plus la plus jolie ville de France, la faute aux bombardements de la dernière guerre.  Elle a été reconstruite un peu dans l'urgence, pour reloger les gens.  Mais tout avait été fait par nos hôtes pour que nous ayons des merveilles à nous mettre sous le crayon.

Pour ma part, j'avais promis de me mettre au service de Ouest France le vendredi, puisqu'ils avaient prévu d'illustrer leurs éditions du weekend avec nos dessins. Il fallait donc des croqueurs volants pour accompagner les différentes manifestations.  J'ai écopé de la nôtre, et ai donc cédé au concept du "métasketching", sketching de sketcheurs, qui a trouvé sa place dans les pages de l'édition du lendemain.

Ouest-France 5

J'ai consacré un petit Sennelier en accordéon à ce reportage, et l'ai fini le lendemain lors de l'excursion à l'île de Groix, qui présentait un visage plus riant que Lorient-même.  Agréable de pique-niquer dans un tout petit port à l'eau transparente et froide, dans laquelle sautaient sans frémir des enfants isothermes.

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J'ai ensuite retrouvé les pages de mon petit carnet fabriqué par Valérie Parvais, une relieuse qui me fait l'amitié de me laisser tester ses créations.  Comme les 250 autres dessinateurs rassemblés pendant ces 3 jours de rencontres enjouées et ensoleillées, j'ai consigné entre mes pages les plus jolies vues de Groix, Port-Tudy ou Port-Louis, avant de me retrouver dans la toute nouvelle gare qui sent encore bon le bois fraîchement coupé pour le retour.  Ces journées festives passent toujours si vite !

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Au final, pour 3 jours et demi sur place, je ne reviens pas avec une si grosse moisson, contrairement aux collègues qui accumulent des tas de dessins en un temps record.  J'ai encore des progrès à faire, de ce côté-là !

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08 mai 2017

C'est le printemps !

Je ne vais pas vous refaire le coup de Pierre Perret, mais ça s'accompagne quand même d'une grande jubilation, le retour des conditions optimales pour courrir la campagne et remplir des carnets.  Comme nous avons créé, deux amis sketcheurs et moi, l'antenne Urban Sketchers Bourgogne-Franche-Comté, nous avons tenté d'initier la dynamique en nous donnant rendez-vous, Jérémy et moi, à Noyers-sur-Serein, à mi-chemin entre nos deux terrains de chasse (aux croquis) habituels.  C'était une belle journée, toute indiquée pour célébrer le plaisir de se retrouver et de croquer ensemble, d'autant que nos emplois du temps de ministres ne sont pas toujours faciles à synchroniser.

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Du coup, cette mise en bouche a relancé la machine que l'hiver avait un peu grippée.  Et j'ai commencé à chercher autour de Tonnerre les endroits qui m'avaient mise en appétit il y a quelques mois sans que je parvienne à me rassasier.  C'est Tanlay qui m'est venu à l'esprit en priorité.  Il restait, après la rencontre de septembre, des tas de recoins à explorer à mon rythme, et les premiers rayons du soleil le permettaient dorénavant.  La petite pause goûter du 1er dessin, bien méritée, a débouché sur le second, puisque la propriétaire du salon de thé m'a indiqué un petit ermitage bien caché derrière un moulin, dont je n'avais jamais entendu parler.  

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Tous renseignements pris, il s'agissait de la statue de Saint Gaulthier, à qui l'on prête tout un tas de vertus curatives miraculeuses.  Et ça doit se savoir, parce que, le temps de faire mon dessin, des dizaines de promeneurs sont passés devant moi, dont bien la moitié a bu à même les petites goulettes moussues qui émergeaient de la menue "guitoune", comme on dit chez nous, qui dissimule la source.

Vivement les prochains soleils.

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28 février 2017

Bien au chaud

Pas question de parcourir les chemins de ma jolie région en ce moment : les coups de vent succèdent aux averses et la fraîcheur est encore d'actualité.  Donc, j'ai retrouvé le chemin de mon atelier.  L'Atelier de la Timbale, qui porte le nom d'un petit quart de soldat découvert dans les décombres lors des travaux.  L'occasion de lui tirer le portrait recto et verso, comme pour une fiche de police, mais c'est à un inventaire à la Prévert que ça a fini par ressembler...  On voit beaucoup de psychotests un peu bidons circuler sur Internet pour garantir aux esprits inquiets qu'une certaine propension au désordre ou à l'accumulation est un gage de génie, allons-y gaiement, mais je me garderai bien d'y accorder le moindre crédit.  J'aime mieux me dire que l'alignement strict nuit un peu à l'inspiration, c'est certainement plus proche de la réalité...

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25 octobre 2016

Rencontre d'automne en Tonnerrois

Depuis plusieurs années, j'ai pris l'habitude d'organiser une petite balade dessinée dans les ruelles de Tonnerre quand les feuilles commencent à jaunir mais que le soleil est encore au rendez-vous.  En général, des dessinateurs viennent se joindre à moi, jamais les mêmes, et, cette année, la plupart venaient de Belgique, par un curieux concours de circonstances.  Nous avons commencé par écumer les lieux prestigieux de ma petite ville : le Vieil-Hôpital, l'église Saint-Pierre, la Halle Daret ou l'incontournable Fosse Dionne.  Pour ma part, ayant déjà beaucoup dessiné tous ces endroits, j'avais décidé de profiter de la compagnie pour m'aguerrir au portrait.  En prime, le sketcheur est un modèle docile et complaisant, puisqu'il aime tant croquer ses comparses également.

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Le lendemain, nous avons convenu de partir dessiner l'extravagant château de Tanlay, qui a ravi tout le monde.  Le soleil s'était enfin décidé à nous honorer de sa présence et la matinée a été vraiment propice.

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Et pour conclure ce safari, nous avons écumé les étages du château de Meaulnes, relais de chasse au plan complexe qui a donné pas mal de fil à retordre à tout le monde mais a mis Gérard Michel au comble de la joie. Il a pu en arpenter les salles à loisir comme il rêvait de le faire depuis des années, et dessiner le plan du 1er niveau à vue de nez, à la grande stupéfaction de nous tous.

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Je ne résiste pas à vous montrer le résultat de l'arpentage artisanal de Gérard, dont la virtuosité n'est plus à démontrer mais continue néanmoins à surprendre tout le monde :

Meaulnes, château



Enfin ! Grâce à Christine, jai eu accès au château de Maulnes. Depuis 14ans, je rêvais de faire un jour ce plan...

 

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