Les secrets de l'Atelier de la Timbale

16 mai 2018

Un carnet en papier gaufré

On l'attendait depuis des mois, elle est enfin arrivée : la rencontre USk de Liège, organisée par Gérard Michel, ses acolytes habituels (Fabien Denoël, Chris Wouters, Antoine Michel et Corinne Raes) et la Société libre d'émulation de Liège.  La précédente édition remontait à 4 ans déjà (j'ai peine à le croire) et cette fois, j'étais sur la liste des invités officiels, chargés de remplir un carnet en accordéon de 3 mètres linéaires sur 3 jours.  Nous étions une bonne douzaine à nous atteler à la tâche, vite entourés par des dizaines et des dizaines de sketchers venus de partout pour croquer la ville de concert.  Plus les étudiants de l'académie Saint-Luc et des liégeois attirés par la lumière et ayant poussé la porte par hasard. Au final, une foule assez impressionnante, à la grande joie et légère angoisse des organisateurs, et l'occasion de retrouver plein d'amis, mais aussi de rencontrer des gens dont jusque là je ne connaissais que les dessins.

 

Valérie de Châlon, Sophie de Clermont, moi, Astrid du Gard et Cath du Lot

Une grosse colonie de vacances graphique, qui nous a vus arpenter les rues de la ville en solo ou en grappes et rapporter de quoi remplir à ras bords une salle immense, à l'heure des bilans du soir.  Une moisson incroyablement riche en styles variés. Je ne poste pas l'intégralité des 4 mètres de dessins commis en trois jours, puisqu'ils trouveront leur place dans un livre commémorant l'événement. Par contre, je peux montrer un petit échantillon : ce sketch piraté le dimanche matin, après la clôture de la rencontre, au palais des Princes-Evêques, en compagnie des derniers fêtards, soumis aux caprices de la pluie, heureusement postérieurs à la chasse aux croquis officielle.  

 

76

Pour le reste, à part quand nous consignions soigneusement l'architecture de la ville, nous nous sommes livrés à nos traditionnelles petites manies d'épinglage de tête, au cours de ce que nous appelons vilainement des drink and draw.  Appellation mensongère, en réalité, car, parfois, nous mangeons...

 

Vincent des Pyrénées, Marti de Barcelone et Arnaud du Luxembourg

Le retour à la dure réalité amène à lorgner du côté de la fin du mois et la prochaine expédition, à Aix-en-Provence.  Une autre grosse fête du dessin, avec une autre équipe, mais beaucoup de têtes en commun, quand même.

 

Posté par ChristineD89 à 15:19 - Commentaires [0] - Permalien [#]


09 mars 2018

Retour aux affaires !

Le sketching avait éclipsé la pratique de l'aquarelle depuis quelques années, mais j'ai toujours dit que j'y reviendrais un jour.  Des vacances pluvieuses et froides ont donc été l'occasion de me livrer à quelques exercices d'échauffement, ou de réchauffement, voir de réchauffage, dans le cas présent, et j'ai profité de la découverte d'un film très inspirant dont la photographie était très largement inspirée de celles de Saul Leiter pour reprendre ma pratique du portrait aquarellé.  Il s'agissait de Carol, de Todd Haynes, un petit bijou.  Autant dire que j'ai tâtonné pas mal, mais la répétition des mêmes physionomies m'a malgré tout permis de procéder à quelques essais parfois intrépides.

 

12f

Dette première approche visait à travailler les différences d'exposition entre les deux personnages, histoire de suggérer le cheminement intérieur de celui de droite, intrigué par l'opacité du personnage de gauche.  Il a fallu que je complète la scène avec des détails architecturaux, comme pour faire une transition en douceur avec le sketching.  Et comme je lisais en même temps l'excellent livre de Patricia Highsmith dont le film est tiré, Les eaux dérobées, j'ai trouvé une citation qui s'adaptait à merveille à mon propos.

 

13b

Le contrejour du premier dessin appelait évidemment une expérimentation plus poussée et moins sombre.  Ce plan tourné à l'intérieur de l'habitacle d'une voiture allait me fournir un contraste assez dramatique pour motiver un traitement bien plus subtil que le premier.  Je me débattais dans le même temps avec une série de nouveaux pigments achetés au fil des années et venus garnir une nouvelle boîte d'aquarelles.  Pourquoi faire simple quand on peut se compliquer la vie à dess(e)in ?

 

14c

Le défi des courbes assez radicales des pommettes de l'actrice Rooney Mara a motivé les tentatives suivantes, dont celle ci-dessus, tirée d'une photo du tournage prise dans l'éclairage rougeâtre d'une chambre de développement.  Je n'étais pas encore satisfaite du rendu, un peu laborieux, donc je suis passée à l'exercice suivant, dans une gamme de tons plus froide, puis au suivant, dans lequel est entré un magenta si couvrant que la Nasa devrait l'utiliser comme isolant pour la navette spatiale.  J'ai bien cru rendre les armes devant son entêtement à phagocyter les autres couleurs, mais c'est mal évaluer l'influence des gênes franc-comtois dans ma composition. Je n'ai pas lâché avant que ce portrait ne retrouve une teinte un peu plausible, bien que relativement criarde.  Il revient de loin.

 

15f

20g

Au passage, je me suis prise au jeu de la déclinaison d'un seul visage, que l'on finit par connaître dans ses moindres recoins.  Finalement, ça éclaire un peu sur ce que vivaient les peintres avec leur muse attitrée.  C'est l'occasion d'une variation infinie sur un thème unique, qui amène finalement à passer de plus en plus de temps à soigner les détails, comme par exemple cet oeil sur lequel j'ai traîné bien plus que de raison, jusqu'à obtenir un contraste suffisamment éloquent.

24e

Après autant de pigments sur une aussi petite surface, mais aussi l'accident fatal à mon papier fragile, j'ai éprouvé le besoin d'épurer l'ensemble et de m'en tenir à deux couleurs seulement, en lavis légers.

25d

Pour conclure cette série (non exhaustive), j'ai voulu finir sur un portrait sans effets, dans une gamme bien plus naturelle, afin de voir ce que j'avais appris au cours de ces deux semaines d'expérimentations fébriles.  Eh bien, je dirais en tout cas une certaine aisance dans le geste, que j'avais perdue au cours de ces 4 années de dessin à la plume et d'aquarellage utilitaire plutôt qu'artistique.  Le plaisir de partir sur des pistes inédites aussi, quand dans mes carnets je vais à l'essentiel par le plus court chemin en raison des contraintes de temps qui me sont souvent imposées. 

28e

En résumé, je remercie Todd Haynes pour sa subtilité si féconde.

Posté par ChristineD89 à 08:57 - Commentaires [2] - Permalien [#]

23 juin 2017

Sketcher la Bretagne

Depuis 2013, je n'ai manqué qu'une rencontre annuelle d'USk France, celle de Bordeaux.  A cause du boulot.  Cette fois, je m'étais organisée très en amont et j'ai donc pu répondre présente à l'appel des organisateurs lorientais : Sylvie Bargain, Dominique Richard et Gérard Darris.  Evidemment, ça n'est pas la porte à côté;  ça n'est pas non plus la plus jolie ville de France, la faute aux bombardements de la dernière guerre.  Elle a été reconstruite un peu dans l'urgence, pour reloger les gens.  Mais tout avait été fait par nos hôtes pour que nous ayons des merveilles à nous mettre sous le crayon.

Pour ma part, j'avais promis de me mettre au service de Ouest France le vendredi, puisqu'ils avaient prévu d'illustrer leurs éditions du weekend avec nos dessins. Il fallait donc des croqueurs volants pour accompagner les différentes manifestations.  J'ai écopé de la nôtre, et ai donc cédé au concept du "métasketching", sketching de sketcheurs, qui a trouvé sa place dans les pages de l'édition du lendemain.

Ouest-France 5

J'ai consacré un petit Sennelier en accordéon à ce reportage, et l'ai fini le lendemain lors de l'excursion à l'île de Groix, qui présentait un visage plus riant que Lorient-même.  Agréable de pique-niquer dans un tout petit port à l'eau transparente et froide, dans laquelle sautaient sans frémir des enfants isothermes.

71

72

J'ai ensuite retrouvé les pages de mon petit carnet fabriqué par Valérie Parvais, une relieuse qui me fait l'amitié de me laisser tester ses créations.  Comme les 250 autres dessinateurs rassemblés pendant ces 3 jours de rencontres enjouées et ensoleillées, j'ai consigné entre mes pages les plus jolies vues de Groix, Port-Tudy ou Port-Louis, avant de me retrouver dans la toute nouvelle gare qui sent encore bon le bois fraîchement coupé pour le retour.  Ces journées festives passent toujours si vite !

73a

74

75

76

77

Au final, pour 3 jours et demi sur place, je ne reviens pas avec une si grosse moisson, contrairement aux collègues qui accumulent des tas de dessins en un temps record.  J'ai encore des progrès à faire, de ce côté-là !

Posté par ChristineD89 à 10:46 - Commentaires [8] - Permalien [#]

08 mai 2017

C'est le printemps !

Je ne vais pas vous refaire le coup de Pierre Perret, mais ça s'accompagne quand même d'une grande jubilation, le retour des conditions optimales pour courrir la campagne et remplir des carnets.  Comme nous avons créé, deux amis sketcheurs et moi, l'antenne Urban Sketchers Bourgogne-Franche-Comté, nous avons tenté d'initier la dynamique en nous donnant rendez-vous, Jérémy et moi, à Noyers-sur-Serein, à mi-chemin entre nos deux terrains de chasse (aux croquis) habituels.  C'était une belle journée, toute indiquée pour célébrer le plaisir de se retrouver et de croquer ensemble, d'autant que nos emplois du temps de ministres ne sont pas toujours faciles à synchroniser.

45

46

Du coup, cette mise en bouche a relancé la machine que l'hiver avait un peu grippée.  Et j'ai commencé à chercher autour de Tonnerre les endroits qui m'avaient mise en appétit il y a quelques mois sans que je parvienne à me rassasier.  C'est Tanlay qui m'est venu à l'esprit en priorité.  Il restait, après la rencontre de septembre, des tas de recoins à explorer à mon rythme, et les premiers rayons du soleil le permettaient dorénavant.  La petite pause goûter du 1er dessin, bien méritée, a débouché sur le second, puisque la propriétaire du salon de thé m'a indiqué un petit ermitage bien caché derrière un moulin, dont je n'avais jamais entendu parler.  

44

50

Tous renseignements pris, il s'agissait de la statue de Saint Gaulthier, à qui l'on prête tout un tas de vertus curatives miraculeuses.  Et ça doit se savoir, parce que, le temps de faire mon dessin, des dizaines de promeneurs sont passés devant moi, dont bien la moitié a bu à même les petites goulettes moussues qui émergeaient de la menue "guitoune", comme on dit chez nous, qui dissimule la source.

Vivement les prochains soleils.

Posté par ChristineD89 à 11:37 - Commentaires [2] - Permalien [#]

28 février 2017

Bien au chaud

Pas question de parcourir les chemins de ma jolie région en ce moment : les coups de vent succèdent aux averses et la fraîcheur est encore d'actualité.  Donc, j'ai retrouvé le chemin de mon atelier.  L'Atelier de la Timbale, qui porte le nom d'un petit quart de soldat découvert dans les décombres lors des travaux.  L'occasion de lui tirer le portrait recto et verso, comme pour une fiche de police, mais c'est à un inventaire à la Prévert que ça a fini par ressembler...  On voit beaucoup de psychotests un peu bidons circuler sur Internet pour garantir aux esprits inquiets qu'une certaine propension au désordre ou à l'accumulation est un gage de génie, allons-y gaiement, mais je me garderai bien d'y accorder le moindre crédit.  J'aime mieux me dire que l'alignement strict nuit un peu à l'inspiration, c'est certainement plus proche de la réalité...

10

12

Posté par ChristineD89 à 15:44 - Commentaires [1] - Permalien [#]


25 octobre 2016

Rencontre d'automne en Tonnerrois

Depuis plusieurs années, j'ai pris l'habitude d'organiser une petite balade dessinée dans les ruelles de Tonnerre quand les feuilles commencent à jaunir mais que le soleil est encore au rendez-vous.  En général, des dessinateurs viennent se joindre à moi, jamais les mêmes, et, cette année, la plupart venaient de Belgique, par un curieux concours de circonstances.  Nous avons commencé par écumer les lieux prestigieux de ma petite ville : le Vieil-Hôpital, l'église Saint-Pierre, la Halle Daret ou l'incontournable Fosse Dionne.  Pour ma part, ayant déjà beaucoup dessiné tous ces endroits, j'avais décidé de profiter de la compagnie pour m'aguerrir au portrait.  En prime, le sketcheur est un modèle docile et complaisant, puisqu'il aime tant croquer ses comparses également.

153a

154b

155b

Le lendemain, nous avons convenu de partir dessiner l'extravagant château de Tanlay, qui a ravi tout le monde.  Le soleil s'était enfin décidé à nous honorer de sa présence et la matinée a été vraiment propice.

156b

Et pour conclure ce safari, nous avons écumé les étages du château de Meaulnes, relais de chasse au plan complexe qui a donné pas mal de fil à retordre à tout le monde mais a mis Gérard Michel au comble de la joie. Il a pu en arpenter les salles à loisir comme il rêvait de le faire depuis des années, et dessiner le plan du 1er niveau à vue de nez, à la grande stupéfaction de nous tous.

157c

Je ne résiste pas à vous montrer le résultat de l'arpentage artisanal de Gérard, dont la virtuosité n'est plus à démontrer mais continue néanmoins à surprendre tout le monde :

Meaulnes, château



Enfin ! Grâce à Christine, jai eu accès au château de Maulnes. Depuis 14ans, je rêvais de faire un jour ce plan...

 

Posté par ChristineD89 à 09:10 - Commentaires [1] - Permalien [#]

22 août 2016

Première rhétaise

Une semaine de vagabondages graphiques guidés à Ars-en-Ré, c'était le programme pour les 3 inscrites à temps complet qui m'ont suivie à travers les ruelles pittoresques du petit village de l'île de Ré. J'avais préparé une sorte de vademecum du carnet de voyage, sans trop savoir à quoi allait ressembler le stage, puisque c'était mon premier essai.  Nathalie Chaussin, de la galerie Créarte, m'avait poussée à partager mon savoir-faire en la matière.  Jusque là, j'avais hésité, puisque je m'étais contentée d'avoir ça dans le sang, sans vraiment poser des mots dessus.  Mais le jeu en valait la chandelle car cela m'a forcée à réfléchir à des axes, à définir des priorités - voire des urgences, en matière de croquis sur le vif, ça peut sauver la vie - et à élaborer une théorie personnelle du croquis.  Finalement, ça couvait un peu, au fond.  Il ne manquait plus que l'étincelle.

13920007_1807741752790408_2982500409014997386_o

  DSCF8199

Ces sept matinées d'exercices et de conseils m'ont aidée à mettre de l'ordre dans mes idées.  Les inscrites étaient motivées, curieuses de tout et bien disposées; total, leurs carnets regorgeaient de pépites, au terme de cette semaine intensive, mais détendue. Ars s'est prêtée avec coquetterie à nos regards fureteurs, de l'amer noir et blanc au marché plein de couleurs, en passant par le port et les petites rues peuplées de roses trémières vigoureuses.

DSCF8246  DSCF8247

Et puis Créarte avait vraiment bien fait les choses, avec un soleil glorieux du début à la fin, et une petite visite privée d'un marais salant juste pour nous, au moment où la lumière se fait oblique et allonge les ombres sur les petits tas de fleur de sel...

IMGP3741

Si l'occasion se représente, j'accompagnerais bien à nouveau les premiers pas rhétais de sketcheurs en recherche d'un style personnel.  

Posté par ChristineD89 à 11:35 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

18 août 2016

The Empire Strikes Back

Suite de la balade mancunienne (de Manchester, donc), en commençant par un petit tour sur les bord du canal qui traverse le sud de la ville.  Des passages piétonniers le longent, passant sous des ponts assez bas, puis débouchant sur des terrasses de pubs aménagées, le tout entre des bâtiments en brique qui valent le dessin.

89b

Il fallait bien un quartier général pour les incontournables Drink and Draw du soir; les organisateurs ont jeté leur dévolu sur le Peveril of the Peak, ancien arrêt pour les diligences, d'après ce que j'ai compris.  Un petit pub pimpant en carreaux de faïence vernie, dont les couleurs vivent ne manquent pas d'attirer l'attention entre les bâtiments traditionnels en brique et les édifices modernes en verre.

90b

L'escalier de secours vert de l'auberge de jeunesse a su s'attirer la sympathie de bien des sketcheurs. Pas moyen d'y dessiner seule : il y avait toujours quelqu'un plongé dans son propre carnet en train de se battre avec ses structures compliquées, véritables happeaux à dessinateurs.

91c

Manchester dispose de son propre petit China Town, dont l'entrée est matérialisée par une porte traditionnelle pleine d'ornementations compliquées.  Un passage obligé aussi.  A se demander si le masochisme ne fait pas partie du kit indispensable de l'Urban Sketcher. Il faut dire que des acharnés comme Gérard Michel placent la barre haut et que, à moins d'un million de petits détails microscopiques, nos dessins ont l'air de gribouillages enfantins à côté des siens.

92c

Voilà par exemple un sujet auquel le Maître belge a consacré 3 séances pour mettre la dernière main à un dessin qui fera date dans les annales du mouvement.  Pour ma part, en raison d'un petit vent glacial peu propice à la détente graphique, je me suis contentée d'une minuscule partie des armatures complexes des ponts qui s'entrecroisent dans le quartier de Castlefields, au Sud de Manchester.  Il faut savoir raison (et santé !) garder...

93b

Posté par ChristineD89 à 10:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 août 2016

Manchester 2016

Je n'ai pas pu assister aux deux derniers symposiums mondiaux d'Urban Sketchers, alors celui-ci, le septième, qui avait lieu à Manchester, c'est-à-dire à une petite heure et demie de vol de Paris, je n'allais pas le rater; parce que Paraty (Brésil) et Singapour m'avaient paru bien trop loin pour seulement trois jours de dessin.  Pourtant, quand on a appris que notre grand messe annuelle allait se passer en Angleterre, j'avoue, on a réfréné notre joie un tantinet.  Question climat, on pouvait rêver mieux.  Ne parlons pas de la gastronomie.  Et puis Manchester, confessons-le aussi, ça ne fait pas tellement rêver.

Evidemment, j'avais tort.  C'est une ville pleine de surprises et de ressources.  L'ancien y côtoie l'ultramoderne, et ces contrastes sont plus que croquigéniques. Et il n'a pas plu tant que ça, même si nous avons gardé nos vestes la plupart du temps.  En prime, les restaurants exotiques abondent, ce qui dispense de se nourrir exclusivement de Fish and Chips saturés de gras.  Et les tenues des autochtones sont à la hauteur de la réputation d'extravagance de la douce Albion.  De toute façon, même si la rencontre avait eu lieu en Sibérie, je crois que les cinq cents sketchers qui avaient fait le voyage auraient trouvé des raisons de se réjouir, tant la compagnie de nos pairs est agréable et stimulante.

Mais trêve de bavardage, voici quelques dessins pour commencer la visite...

81

Tout d'abord, un incontournable : le pub anglais par excellence.  On en trouve plein dans toutes les rues de la ville, délicieusement surannés, tout pimpants entre deux buildings en matériaux brillants aux couleurs froides.  Nous avons été nombreux à céder aux sirènes de ces fleurons de l'Angleterre de carte postale.  Alors pour casser un peu l'image d'Epinal, j'ai rajouté le mobilier urbain.

82

Le groupe français s'était doté d'un QG en terre britannique; c'était le Sinclair's Oyster bar, au nom mystérieux, démonté jadis pierre par pierre pour être déplacé lors de grands travaux proches de la cathédrale.  La pluie a interrompu mon travail de fourmi archiviste et je n'ai pas trouvé l'occasion d'aller terminer mon panoramique lors d'une troisième et dernière séance.  Tant pis, il y avait bien d'autres chats à fouetter.

84

Dans toutes les rencontres USk, il y a Martine.  C'est un peu la mémoire vivante du mouvement en France, la croqueuse qui a certainement assisté au plus grand nombre d'événements, avec Gerard de Lièges.  Une figure incontournable, donc, que nous aimons placer régulièrement dans nos carnets.

85

Quant à Stan, le tyrannosaure du Musée de Manchester, c'est une star lui aussi, dans son genre.  Il n'a pas traversé les millénaires pour rien : le Symposium a été une sorte d'heure de gloire posthume très, très tardive, mais franchement, je parie qu'il aurait trouvé que ça valait le coup de faire de vieux os !

Posté par ChristineD89 à 18:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 juillet 2016

Stage de carnet de voyage à Ars-en-Ré

La galerie Créarte propose cet été différents stages, dont un qu'elle m'a proposé d'animer, pour partager mes trucs et astuces de carnettiste dans les magnifiques paysages de l'île.  Vous trouverez un numéro de contact sur ce programme.

Programme stages

Posté par ChristineD89 à 11:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,