Je ne vais pas vous refaire le coup de Pierre Perret, mais ça s'accompagne quand même d'une grande jubilation, le retour des conditions optimales pour courrir la campagne et remplir des carnets.  Comme nous avons créé, deux amis sketcheurs et moi, l'antenne Urban Sketchers Bourgogne-Franche-Comté, nous avons tenté d'initier la dynamique en nous donnant rendez-vous, Jérémy et moi, à Noyers-sur-Serein, à mi-chemin entre nos deux terrains de chasse (aux croquis) habituels.  C'était une belle journée, toute indiquée pour célébrer le plaisir de se retrouver et de croquer ensemble, d'autant que nos emplois du temps de ministres ne sont pas toujours faciles à synchroniser.

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Du coup, cette mise en bouche a relancé la machine que l'hiver avait un peu grippée.  Et j'ai commencé à chercher autour de Tonnerre les endroits qui m'avaient mise en appétit il y a quelques mois sans que je parvienne à me rassasier.  C'est Tanlay qui m'est venu à l'esprit en priorité.  Il restait, après la rencontre de septembre, des tas de recoins à explorer à mon rythme, et les premiers rayons du soleil le permettaient dorénavant.  La petite pause goûter du 1er dessin, bien méritée, a débouché sur le second, puisque la propriétaire du salon de thé m'a indiqué un petit ermitage bien caché derrière un moulin, dont je n'avais jamais entendu parler.  

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Tous renseignements pris, il s'agissait de la statue de Saint Gaulthier, à qui l'on prête tout un tas de vertus curatives miraculeuses.  Et ça doit se savoir, parce que, le temps de faire mon dessin, des dizaines de promeneurs sont passés devant moi, dont bien la moitié a bu à même les petites goulettes moussues qui émergeaient de la menue "guitoune", comme on dit chez nous, qui dissimule la source.

Vivement les prochains soleils.