Il n'y a pas que les bourgeons qui sortent au printemps.  Les peintres aussi !  J'ai profité des belles après-midi de ces dernières semaines pour aller me balader autour du village, avec mon Moleskine et ma mascotte.  C'est bien agréable, la campagne.  Mais ça a aussi ses inconvénients : les curieuses petites boules blanches dont les cultures sont saupoudrées et qui donnent des démangeaisons aux pattes.  Les odeurs denses de poule émanant de ces affreuses constructions où les gallinacés sont retenus dans d'odieuses conditions.  Et les fils électriques disgrâcieux qui strient le ciel, parce que ça coûte cher de les enfouir.  Le petit village de Lézinnes avait les moyens de le faire, lui qui supportait, en contrepartie d'une taxe professionnelle juteuse, les inconvénients de l'incinération de produits hautement toxiques à proximité de ses jardins... 

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On ne peut pas dire que dessiner vide vraiment la tête.  Au contraire.  En prenant le temps d'observer le monde, on perçoit avec une acuité décuplée son absurdité.  Et sa beauté.  De quoi alimenter encore quelques décennies mes petites oeuvres pas si apaisées qu'elles en ont parfois l'air.   On est encore loin de la Comté de ce bon Bilbo...