Un petit tour par Tanlay où le C'est la vie est amarré juste avant d'entamer sa nouvelle saison touristique, et mes petites aquarelles vont retrouver leur place aux murs de son salon.  Pendant l'hiver, elles sont restées sagement à l'atelier, en attendant que je me décide à organiser une exposition que je n'ai pas cessé de repousser à plus tard.  Peut-être bien en mai...

J'ai profité de cette relâche pour redonner un peu de lustre à l'huile, dont le séchage doit être enfin achevé.  Pour cela, j'ai utilisé un vernis satiné en aérosol on ne peut plus pratique à passer.  On pulvérise dans un sens, à une distance à peu près constante de la surface, puis dans l'autre, et on laisse sécher. On recommence l'opération deux fois, et en un rien de temps, le tableau a acquis une brillance discrète qui, si elle ne le métamorphose pas complètement, ne lui rajoute pas moins un petit éclat assez classieux, à mon avis.  D'un coup, il a eu l'air fini, surtout en lumière artificielle ou rasante, d'ailleurs.

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Les photos ne sont pas excellentes, mais la seconde affiche néanmoins des zones sombres plus intenses, et c'est le principal avantage de cette couche invisible destinée en premier lieu à protéger l'oeuvre des attaques de la pollution, de la poussière et de la lumière.

Autre avantage de l'aérosol, c'est qu'il permet de ne pas laisser de traînées catastrophiques derrière son pinceau sur les zones dont le séchage n'est pas parfaitement achevé.  Pour les blancs, notamment, il faut compter une année de patience avant de pouvoir repasser dessus sans crainte. J'aurais aimé le savoir avant de saccager une copie d'un buste du Caravage dont le vernissage reste un grand souvenir classé dans le tiroir 'moments de panique pure'... C'était il y a des années et j'avais rattrapé le coup, mais quel stress !